Fonds des albums Valois - Belgique

  • Description :

    La collection dite des Albums Valois a été constituée par la Section photographique des Armées (SPA), organisme créé en mai-juin 1915 par le Ministère de la Guerre. A partir de cette date, le gouvernement français dépêche sur les différents fronts occidentaux, puis d'Orient, des photographes, appelés « opérateurs », avec pour objectif de prendre tous clichés intéressants : au point de vue historique (destructions, ruines&), au point de vue de la propagande par l'image à l'étranger, au point de vue des opérations militaires, par la constitution d'archives documentaires.Portant plus spécifiquement sur les fronts en France et en Belgique, les albums Valois de la BDIC contiennent des tirages originaux, provenant pour la très grande majorité de ces « opérateurs » du SPA, mais aussi d'agences photographiques, d'institutions étrangères, ou de particuliers. Les planches d'albums sont toutes précisément localisées parfois jusqu'au lieu-dit, datées, légendées, et permettent d'identifier l'opérateur. Classée systématiquement par département ou par thématique (Aviation, hôpitaux, &), cette collection, en cours de numérisation, constitue donc un ensemble iconographique et documentaire de premier plan pour la Première Guerre Mondiale. Ce répertoire, plus précisément dédié à la Belgique, rassemble 31 albums.

  • Nature du contenu : Image fixe ; Photographie
  • Description physique :

    Importance matérielle : 31 albums

  • Identifiant :

    VAL 475 à VAL 505

  • Langue : Français

  • Droits :

    Licence ouverte

  • Origine : Section photographique de l'armée
  • Biographie ou Histoire :

    La SPA, Section photographique de l'armée, est créée en mai 1915, soit un mois après la création de la SCA, Section cinématographique de l'armée. Le service travaille sous l'égide de 3 ministères : la Guerre (réglementation de l'envoi des photographes opérateurs sur les fronts, orientation de la thématique des reportages et du choix des prises de vues), l'Instruction publique et les Beaux-Arts (développement, tri et archivage des plaques de verre et des tirages, accueil du public), les Affaires étrangères (diffusion des photographies à l'étranger). Cette organisation influence les missions : enregistrer les actions militaires et illustrer l'effort industriel, mais aussi documenter les dommages de guerre, ruines et destructions. La SCA et la SPA fusionnent en mars 1917. La production et la diffusion de films et d'images fixes continuent encore après la fin de la guerre jusqu'à la suppression du service en 1919.

  • Histoire de la conservation :

    Son appellation provient de l'adresse à laquelle étaient installées la salle de lecture et les archives de la SPA sises rue de Valois. Le public pouvait y consulter des albums, sélections de reportages réalisés de 1914 à 1919, et y commander des images. Les planches d'albums sont constituées d'abord à partir des tirages réalisés d'après les plaques de verre exécutées sur le terrain par les opérateurs missionnés de la SPA. Les photographies sont précisément datées et légendées par les archivistes de la section, à partir des indications rapportées par les opérateurs. Les albums sont complétés par des photographies collectées auprès d'autres sources : services photographiques des pays alliés (armées belge, anglaise, portugaise), presse française (agence Meurisse, journal « l'Illustration »), services officiels français (Identité judiciaire), photographes professionnels ou amateurs. Par voie de presse, la SPA fait en effet appel au don, auprès des particuliers, pour récupérer des images permettant de documenter les évènements écoulés entre le déclenchement de la guerre et la création de la section en mai 1915. Photographies officielles et privées coexistent donc au sein de ce fonds, qui contient en plus également des clichés allemands ou autrichiens, reçus par l'intermédiaire de la Suisse.

  • Droits :

    Licence ouverte

  • Mots-clés