Numériser

La BDIC a mis en place deux procédures de numérisation, l'une reposant sur un atelier interne, l'autre sur des marchés auprès de prestataires spécialisés. Dans les deux cas, la chaîne de numérisation est homogène, de même que les critères techniques de numérisation : formats, métadonnées et règles de nommage.

L'atelier interne de la BDIC

L’atelier numérique de la BDIC gère les travaux urgents de numérisation (fournitures de fichiers pour les expositions ou dans le cadre du service de founiture à distance de documents, ouvert aux institutions et aux particuliers). Il traite également les documents rares et précieux (dessins et peintures), les ensembles hétèrogènes ou les documents les plus fragiles, à des fins de conservation des originaux : 10 000 vues numériques sont produites par an, qui sont ensuite mises en lignes dans l'Argonnaute quand les droits le permettent.

L'atelier est équipe depuis 2011 d’une station OS 12000 A1 de la société Zeustchel, qui permet de traiter des documents jusqu’au format A1(59*84 cm), complétée par un scanner OS 12000 Bookcopy (documents A2), d'un appareil photographique et d'un dos numérique.

 

L'équivalent de 5 personnes à temps plein travaillent au sein de cet atelier, pour la numérisation elle-même ou la préparation des lots confiés aux prestataires. 

 

The Suffragette - numérisation interne

 

Les marchés de de numérisation

Pour traiter des lots importants et homogènes, la BDIC dispose en outre d'un marché pluri-annuel de numérisation, décomposé actuellement en trois lots : 

  • Documents dits "opaques" :  documents sur supports papiers (livres, presse, archives, affiches, tirages photographiques, ...)

  • Négatifs photographiques : la BDIC a en effet lancé un grand chantier de numérisation de l'ensemble de ses collections sur négatifs, issues notamment des fonds Kagan, Pottier, Hubert et Hervo.

  • Documents audiovisuels, rassemblés depuis les années 1970, à l'initiative de l'historien Marc Ferro, sur supports natifs variés : VHS, Betacam, Hi-8, ....

Ce dispositif peut être complété par des prestations sur des supports particuliers, en petits volumes (plaques de verre, par exemple). 

 

Ces prestations sont financées par la BDIC sur fonds propres ou dans le cadre du contrat quinquennal conclu entre le Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche et l'Université Paris Ouest Nanterre La Défense, mais aussi avec l'appui des appels à projets Bibliothèque scientifique numérique et du Conseil général des Hauts-de-Seine

 

La BDIC a également bénéficié les années passées de l'accès à des marchés contractés par des établissements partenaires : 

  • marché de "numérisation de masse"  de la Bibibliothèque nationale de France, dans le cadre du programme Europeana 14-18 : numérisation de périodiques de la Grande Guerre, disponibles sur Gallica

  • marché de la Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg, toujours pour Europeana 14-18 : numérisation de 25 000 photographies de la Collection Valois

  • marchés du Labex Les Passés dans le Présent : numérisation de 50 000 photographies de la Collection Valois et de 12 000 affiches du premier 20e siècle.

La chaîne de numérisation

La chaîne de numérisation mise en place par la BDIC repose sur l'ensemble des personnels de l'établissement et se décline en plusieurs étapes : 

  • sélection des corpus et des documents, soit dans le cadre de programmes scientifiques ou pédagogiques, soit à des fins de conservation ; 

  • catalogage des collections - le cas échéant - dans Calames ou dans le SUDOC et extraction des données bibliographiques pour versement dans la bibliothèque numérique

  • récolement fin du corpus pour constitution du fichier de suivi de la numérisation, transmis à l'atelier interne ou au prestataire. Ce fichier de récolement alimente les métadonnées des documents numériques

  • numérisation et contrôle qualité

  • chargement des données numérisées dans l'Argonnaute et rédaction des textes de présentation du fonds.

 

 

 

 

                       Chaîne de numérisation mise en place pour les négatifs

 

 

 

 

 

 

Les critères techniques de numérisation

Les formats : 

- Documents opaques : TIFF pour la sauvegarde/JPEG échelle 7 pour la diffusion  - résolution de 300 dpi, pouvant être montée à 600 dpi selon les documents

- Négatifs : TIFF pour la sauvegarde/JPEG échelle7 pour la diffusion  - 2500 dpi pour les négatifs 24x36 et 2000 dpi pour les négatifs 6x6 

 - Documents sonores : WAV sans compression, en « copie droite » pour la conservation/MP3, pour la version diffusée.

Documents video :H264 pour la conservation en « copie droite »/MP4 pour la diffusion

 

 
Les règles de nommage : 

Le plan de nommage de la production numérique de la BDIC a été mis en place dès le début des chantiers de numérisation afin d'assurer un nommage univoque et unique des fichiers. 

Il se construit comme suit : BDIC_COTE_NUMERO-DE-SOUS-COTE_NUMERO-DE-FICHIER.format.

 

 

 

Notes de bas de page